Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Bonjour

Pour mes éléves

 

Bonjour à tous,

nous voilà sur le net pour apprendre la langue d'une façon différente . Il y a les chansons que je vous ai fait écouter et des exercices à  faire pour améliorer la langue. J'espère y ajouter d'autres choses encore ! Bon travail  ! 

Delf

Liens

1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 19:41

 

giovannad'arco      1412/2012

Jeanne d'Arc (1412 - 1431)

Une héroïne universelle

 

1429 ! La France est endeuillée par la guerre que l'on appellera plus tard «guerre de Cent Ans» et sa monarchie est au bord du précipice.

Alors se produit l'incroyable : dans une trajectoire aussi brève que fulgurante, une jeune fille illettrée de 17 ans rend confiance au roi, à ses sujets et à ses chefs de guerre. Elle infléchit le cours de l'Histoire.

Aujourd'hui encore, la ferveur qui entoure Jeanne d'Arc, bien au-delà des frontières de la France, s'explique par cette capacité de la foi à déplacer des montagnes...

 

Jules Michelet conteur sans égal

Héroïne universelle, tant religieuse que patriotique et républicaine, Jeanne d'Arc doit une grande part de sa popularité au récit de l'historien Jules Michelet.«Quelle légende plus belle que cette incontestable histoire ?» écrit-il dans l'épilogue.

 

Un peuple en attente d'un miracle

Profitant de la folie du roi Charles VI et des querelles entre les membres de son Conseil, le roi d'Angleterre Henri V a débarqué sur le Continent avec son armée et obtenu par le traité de Troyes de 1420 que l'héritier du roi de France soit déshérité au profit de sa propre descendance.

Après la mort d'Henri V et de Charles VI, tout l'ouest et le nord de la France, y compris Paris, se rallient de plus ou moins bonne grâce à l'enfant-roi Henri VI imposé par les Anglais. La plus riche partie de l'ancien royaume vit sous l'autorité d'un régent anglais, le duc de Bedford.

Doutant de sa propre légitimité et tenaillé par le remords d'avoir fait assassiner dix ans plus tôt son cousin le duc de Bourgogne Jean sans Peur, le dauphin Charles, de nature dépressive, est sur le point de renoncer à ses droits...

Les troupes anglaises et leur alliés bourguignons d'un côté, les mercenaires écossais et gascons de l'autre mettent le pays en coupe réglée. Dans son désespoir, le peuple des campagnes appelle de ses voeux un miracle. C'est alors que sort de l'anonymat une jeune fille qui se dit appelée par des voix célestes à chasser les Anglais du royaume.

Un miracle faute de mieux

Quand Jeanne Darc se présente à Chinon devant le dauphin Charles, que l'on appelle par dérision le «petit roi de Bourges», personne ne semble prêt à parier sur cette paysanne, née dix sept ans plus tôt à Domrémy, sur les bords de la Meuse (dans le département actuel des Vosges), dans le ménage d'un laboureur aisé.

Personne sauf sans doute la belle-mère du dauphin, Yolande d'Aragon, femme d'un remarquable sens politique. 

Elle a compris le bénéfice politique qu'il y avait à tirer de cette jeune fille intelligente, pleine d'esprit et convaincue qu'elle était mandée par Dieu pour restaurer les droits dynastiques du dauphin.

Les rudes capitaines qui entourent ce dernier se prennent eux aussi d'intérêt pour la nouvelle venue.

La Trémouille, La Hire, Poton de Xaintrailles ou encore Dunois le Bâtard d'Orléans (fils illégitime de Louis d'Orléans) ne manquent pas de valeur guerrière.

Mais ils se disent que Jeanne pourrait apporter à eux-mêmes et à leurs troupes ce qui leur manque le plus après une série d'humiliantes défaites : la confiance en soi.

 

La jeune paysanne rend dans un premier temps confiance au dauphin. Elle le convainc de la laisser rejoindre l'armée qui s'apprête à délivrer Orléans, assiégée par les Anglais.

Armée de son étendard, elle entraîne les troupes à l'assaut des bastilles qui cernent la ville. Après ce succès percutant, elle s'octroie une nouvelle victoire en rase campagne, dans la plaine de la Beauce, à Patay, le 18 juin 1429.

Là-dessus, avec un rare sens politique, elle s'oppose aux conseillers de Charles qui voudraient poursuivre leur avantage et convainc le souverain de se faire sacrer sans attendre à Reims pour consolider sa légitimité. Mission accomplie : le «petit roi de Bourges» devient par la vertu de l'huile sainte Charles VII, héritier légitime de la dynastie capétienne.

Jeanne pressent alors que son rôle est terminé mais elle ne se résigne pas à abandonner la partie. Après l'échec piteux d'une tentative de reconquête de Paris, le 8 septembre 1429, le roi commence à se détourner d'elle. 

 

En témoignage de reconnaissance, il l'anoblit ainsi que sa famille le 24 décembre 1429 (son nom, Darc,devient dès lors d'Arc). Il confie la prévôté de Vaucouleurs à son frère Pierre, qui a combattu à ses côtés, et dispense cette châtellenie de l'impôt.

S'étant acquitté de sa dette, Charles VII cesse d'écouter Jeanne et décide de reprendre sa liberté d'action. Il est vrai que la Pucelle n'entend plus de voix et, si cela était, sans doute  ces voix recommanderaient-elles une réconciliation entre le souverain et son turbulent vassal le duc de Bourgogne Philippe le Bon. C'est à cette réconciliation que s'attelle non sans difficulté Charles VII. Elle prendra forme avec le traité d'Arras en 1435. 

En attendant, rassemblant une troupe de bric et de broc, Jeanne se lance dans des initiatives solitaires et désordonnées. En tentant de secourir les habitants de Compiègne, qui refusent de retomber aux mains des Bourguignons, elle est capturée par ceux-ci le 23 mai 1430. 

Les Anglais exercent une très forte pression sur son ravisseur Jean de Luxembourg pour lui racheter sa captive. Ils tiennent absolument à ce qu'elle soit condamnée comme sorcière par un tribunal d'Église afin que soit décrédibilisé le sacre de Reims... 

Le procès, chef d'oeuvre d'iniquité et d'injustice, aboutit à ce que l'héroïne est brûlée vive à Rouen, le 30 mai 1431, mais sans que cela altère sa popularité auprès du peuple ni n'arrête la marche victorieuse de Charles VII.

De la réhabilitation à la sainteté

Un quart de siècle après sa mort, en 1456, Jeanne d'Arc est réhabilitée au terme d'un procès en nullité ordonné par le pape Calixte III. Mais elle retombe presqu'aussitôt dans l'oubli et n'en sortira qu'au XIXe siècle.

Le livre de Jules Michelet et, plus encore, la publication des compte-rendus de son procès mettent en lumière son exceptionnelle grandeur d'âme. Elle est béatifiéepar l'Église le 18 avril 1909 et dix ans plus tard, le 16 mai 1920, est canonisée. La sainte est fêtée depuis lors le 30 mai, anniversaire de son supplice.

Jeanne Lafont  herodote.net

 


Monsieur Alain  VAUGE , auteur de  " J'ai nom Jeanne la Pucelle , Journal d'une courte vie "  qui vient de paraitre aux éditions Bénévent , a voulu nous faire cadeau de ses connaissances pour nous expliquer que le nom "d'Arc" n'est nullement lié à l'anoblissement.

  • " En deux mots.


  • Jeune fille, non mariée, Jeanne était appelée Jeannette à Domrémy et sa mère était nommée Zabillet pour ses voisines (diminutif patoisant d'Isabelle). En aucun cas à l'époque, la fille ne portait le nom du père. A la rigueur celui de sa mère, en fait son "surnom", la Romée.

    Parvenue à Chinon, Jeannette, baptisée Jeanne, et sur sa seule initiative, dit d'elle même au dauphin : "j'ai nom Jeanne la Pucelle", vocable sur lequel elle veilla jalousement.

    Lors de son anoblissement en décembre 1429 (qu'elle accueillit comme une "médaille en chocolat"), son titre nobiliaire fut donné : Jeanne du Lys, accompagné d'un blason dont les armes sont bien connues.
    Elle n'usa jamais de ce titre, contrairement à ses frères, anoblis en même temps, qui conservèrent ce nom : Pierre du Lys et Jean du Lys. Encore au XVIe siècle, un de leurs descendants, ou se présentant comme tel, s'appelait Charles du Lys.

    Le nom "Jeanne d'Arc" est postérieur à sa mort et souvent orthographié bizarrement. Il semble qu'une "coquille" dans l'acte d'anoblissement en soit la cause. Ainsi Montaigne parle-t-il de Jane Day de Domrémy. Mais on trouve aussi Dars, Dart, d'Ay, etc. "


Partager cet article

Repost 0
Published by tutravailles - dans Images
commenter cet article

commentaires

Alain VAUGE 11/04/2012 20:37

Je conçois bien que l'on ne puisse exiger d'un compte-rendu scolaire une précision qui relève du dossier historique.
Toutefois, un point est à redresser car vraiment faux : le nom "d'Arc" n'est nullement lié à l'anoblissement.
En deux mots.
Jeune fille, non mariée, Jeanne était appelée Jeannette à Domrémy et sa mère était nommée Zabillet pour ses voisines (diminutif patoisant d'Isabelle). En aucun cas à l'époque, la fille ne portait
le nom du père. A la rigueur celui de sa mère, en fait son "surnom", la Romée.

Parvenue à Chinon, Jeannette, baptisée Jeanne, et sur sa seule initiative, dit d'elle même au dauphin : "j'ai nom Jeanne la Pucelle", vocable sur lequel elle veilla jalousement.

Lors de son anoblissement en décembre 1429 (qu'elle accueillit comme une "médaille en chocolat"), son titre nobiliaire fut donné : Jeanne du Lys, accompagné d'un blason dont les armes sont bien
connues.
Elle n'usa jamais de ce titre, contrairement à ses frères, anoblis en même temps, qui conservèrent ce nom : Pierre du Lys et Jean du Lys. Encore au XVIe siècle, un de leurs descendants, ou se
présentant comme tel, s'appelait Charles du Lys.

Le nom "Jeanne d'Arc" est postérieur à sa mort et souvent orthographié bizarrement. Il semble qu'une "coquille" dans l'acte d'anoblissement en soit la cause. Ainsi Montaigne parle-t-il de Jane Day
de Domrémy. Mais on trouve aussi Dars, Dart, d'Ay, etc.

Bien cordialement,
Alain VAUGE
auteur de "J'ai nom Jeanne la Pucelle, Journal d'une courte vie" qui vient de paraître aux éditions Bénévent.
Pour en savoir plus :
http://jeannedarc.monsite-orange.fr

tutravailles 12/04/2012 17:12



Monsieur,


vous avez bien raison pour le compte-rendu scolaire et je vous remercie pour les explications données à propos du nom de Jeanne la Pucelle . Je ferai lire votre article à mes élèves : c'est une
façon de leur faire comprendre qu'il y a toujours quelque chose de nouveau à apprendre .


Bien cordialement,


Anna Palmieri


professeur de langue française en Italie